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Pose d’un masque en tissu sur le visage pendant un soin en cabine

Reconstruire une barrière cutanée abîmée

Une barrière cutanée abîmée est probablement le problème le plus fréquent qu’on voit en cabine, et le moins souvent nommé. Il se cache derrière des plaintes qui semblent différentes : ça tiraille, ça rougit, ça pique, ça brille, rien ne convient plus.

Comment savoir

Quelques signes qui vont ensemble.

La peau tiraille juste après le nettoyage. Un produit qui allait bien pique maintenant. Des rougeurs apparaissent sans raison identifiable. Des zones qui pèlent voisinent avec des zones qui brillent. Et la peau se déshydrate en quelques heures, quoi qu’on applique.

Si vous en cochez trois, la question n’est plus quel actif ajouter.

Retirer avant d’ajouter

C’est l’étape que tout le monde saute, et c’est la plus efficace.

Arrêtez pour trois à quatre semaines les exfoliants chimiques et mécaniques, les rétinoïdes, les nettoyants moussants qui laissent la peau crissante, et les formules parfumées ou aux huiles essentielles.

Ce qui reste doit tenir en trois produits : un nettoyant doux, un hydratant réparateur, une protection solaire. Rien d’autre. Une routine appauvrie volontairement n’est pas un renoncement, c’est le traitement.

Ce qu’il faut remettre

Des céramides. Elles forment la moitié du mortier entre les cellules de surface. Les formules les plus abouties les associent à du cholestérol et à des acides gras, dans des proportions proches de celles de la peau.

Un corps gras que la peau reconnaît, squalane ou beurre de karité selon qu’on veut de la légèreté ou du réconfort.

De quoi retenir l’eau, glycérine ou acide hyaluronique, mais toujours sous une couche qui la scelle.

Éventuellement des prébiotiques. Une barrière abîmée s’accompagne souvent d’un microbiote déséquilibré, et plusieurs soins de la boutique travaillent ce terrain.

Le calendrier

Les premiers jours sont désagréables, parce que la peau réclame ce qu’on lui a retiré. La première semaine apporte généralement une baisse des tiraillements. Il faut compter trois à quatre semaines pour que la tolérance revienne, et un peu plus si l’agression durait depuis des années.

Revenir aux actifs, ensuite

Un seul à la fois, en laissant deux semaines entre deux réintroductions. C’est long, et c’est le seul moyen de savoir lequel posait problème.

Beaucoup de gens s’aperçoivent, à ce stade, qu’ils n’ont pas envie de tout remettre.

Ce que l’institut peut apporter

Le protocole Geneo Pollogen de régénération douce vise explicitement la reconstitution du manteau hydrolipidique et l’apaisement. La photobiomodulation LED, sans chaleur, se pose volontiers en fin de protocole sur une peau qui a besoin de calme.

Rougeurs et couperose

Ce que l'institut propose selon que la rougeur est diffuse ou qu'un vaisseau se voit.