C’est l’un des rares conseils de soin qui change vraiment quelque chose sur dix ans, et c’est celui qu’on abandonne dès octobre.
Deux rayonnements, deux comportements
Les UVB brûlent. Ce sont eux qui donnent le coup de soleil, et ce sont eux que mesure l’indice SPF. Leur intensité varie beaucoup avec la saison et l’heure.
Les UVA ne brûlent pas. Ils descendent plus profond, jusqu’au derme, où ils dégradent le collagène et désorganisent le réseau élastique. Leur intensité varie peu au fil de l’année, ils traversent les nuages, et ils traversent le verre.
Autrement dit : ce qui vous fait rougir l’été est saisonnier, ce qui vieillit votre peau l’est beaucoup moins.
Ce que l’altitude change
Le rayonnement augmente avec l’altitude, parce que la couche d’atmosphère traversée est plus mince. Une journée passée en montagne expose davantage qu’une journée équivalente en plaine.
La neige ajoute la réverbération. Elle renvoie une part importante du rayonnement vers le haut, ce qui expose des zones habituellement protégées : le dessous du menton, les narines, le contour des lèvres.
Une journée de ski ensoleillée est, de ce point de vue, une exposition sérieuse.
Ce que ça donne en pratique
Tous les jours, sur le visage, les mains et le cou. Ce sont les zones exposées en permanence, et ce sont exactement celles qui marquent le plus vite.
Un indice élevé les jours de montagne, avec une protection UVA clairement indiquée : le logo UVA cerclé, ou une mention PA suivie de croix. Un produit qui n’affiche qu’un SPF ne dit rien de la moitié du problème.
Renouveler. Toutes les deux heures d’exposition réelle, et après chaque essuyage. Un stick est plus simple à emporter qu’un tube pour cet usage.
En quantité. Les indices sont mesurés avec beaucoup plus de produit qu’on n’en applique spontanément. Comptez l’équivalent de deux doigts pour le visage.
Le cas particulier des taches
Si vous travaillez sur des taches, avec de la vitamine C, un peeling ou un laser, la protection solaire n’est pas un conseil : c’est ce qui décide du résultat. Sans elle, ce que vous éclaircissez en hiver se recharge au premier printemps.