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Vitamine E

L'antioxydant liposoluble le plus répandu en cosmétique, souvent présent sans être annoncé.

La vitamine E est probablement l’ingrédient actif le plus présent du catalogue, et l’un des moins revendiqués. Elle figure dans les listes de quarante-quatre produits de la boutique alors que quatorze descriptions seulement prennent la peine de la nommer. Ce décalage s’explique : elle y joue souvent un rôle technique, celui de protéger les huiles de la formule contre le rancissement.

Sur la peau, son travail est du même ordre. Le tocophérol est liposoluble, donc il se loge dans les membranes des cellules et dans le film qui les couvre, là où les radicaux libres produits par le soleil et la pollution font leurs dégâts. Il les neutralise en s’oxydant à leur place.

Le duo avec la vitamine C

C’est l’association la mieux documentée de la cosmétique antioxydante, et la mécanique en est élégante. Une fois qu’elle a fait son travail, la vitamine E est elle-même oxydée et hors service. La vitamine C la régénère et lui rend sa capacité d’agir. L’une est liposoluble, l’autre hydrosoluble, et elles couvrent ensemble deux terrains que ni l’une ni l’autre n’atteint seule.

Les formules qui les réunissent, parfois avec de l’acide férulique, ne le font pas par accumulation mais parce que le trio tient mieux que chacun de ses membres.

Ce qu’elle ne remplace pas

Un antioxydant limite les dégâts que le soleil a commencés. Il n’empêche pas le rayonnement d’atteindre la peau. La vitamine E se pose donc sous une protection solaire, jamais à sa place.

Le bon actif dépend de votre peau

Une liste d'ingrédients ne dit pas ce dont vous avez besoin. Le diagnostic est offert s'il s'inscrit dans une cure, et facturé 50 CHF en bilan seul.