C’est la question qui revient le plus après une première séance, et elle vient souvent avec une pointe de déception. La peau était tendue le soir même, elle l’est moins la semaine suivante, et on se demande si quelque chose a raté.
Rien n’a raté. Ce sont deux effets différents, et le second n’a pas commencé.
L’effet du soir même
Sous l’effet de la chaleur, les fibres de collagène déjà présentes se rétractent. C’est mécanique, immédiat, et cela donne cette impression de traits tirés en fin de séance. Cet effet retombe en quelques jours, parce qu’il ne reposait sur rien de neuf.
Ce qui prend trois mois
Pendant que la surface se détend, quelque chose d’autre a commencé plus bas. Les fibroblastes, ces cellules qui fabriquent la charpente du derme, ont reçu un signal : la chaleur pour la radiofréquence, les micro-zones de réparation pour le laser fractionné.
Ils se remettent alors à produire du collagène et de l’élastine. Cette synthèse est lente ; c’est le rythme biologique de la cellule, et rien ne l’accélère. Les sources de l’institut situent l’évolution du laser Renuva sur quatre à douze semaines, et le collagène neuf de la radiofréquence à environ trois mois.
Ce que cela change pour vous
Trois conséquences pratiques, et elles expliquent la forme des cures.
Les séances se rapprochent au début, pour empiler les signaux pendant que la machinerie tourne. Trois à quatre séances de radiofréquence à une semaine d’intervalle, trois à cinq séances de laser espacées de deux à quatre semaines.
Le résultat ne se juge pas à la sortie de cabine. Une photo prise avant la première séance et regardée trois mois après en dit plus que n’importe quelle impression du moment.
Et l’entretien existe parce que la production, une fois relancée, redescend d’elle-même. Une séance tous les un à trois mois tient l’acquis.
Personne n’aime entendre qu’il faut attendre. Mais un résultat qui arrive en trois mois est un résultat qui vient de tissu neuf, et c’est précisément pour cela qu’il tient.