Le bouton est parti depuis trois semaines et la trace est toujours là. C’est le moment où beaucoup de gens continuent d’appliquer un traitement anti-acné sur quelque chose qui n’est plus de l’acné.
Trois choses différentes
La marque rouge ou rosée. C’est de l’inflammation résiduelle : les capillaires dilatés pendant la poussée n’ont pas encore repris leur calibre. Elle s’estompe seule, en quelques semaines à quelques mois.
La marque brune. L’inflammation a stimulé les cellules pigmentaires, qui ont produit de la mélanine en surplus. Elle est plus tenace, et surtout elle s’entretient toute seule à la moindre exposition solaire.
La vraie cicatrice. Elle a un relief : un creux, plus rarement un relief en saillie. C’est du tissu qui manque ou qui a été mal reconstruit. Aucune crème ne la comble, et il faut aller chercher dans le derme.
Le test est simple. Passez le doigt : si la peau est lisse, c’est une marque colorée. Si vous sentez un creux, c’est une cicatrice.
Ce qui agit sur les marques rouges
Surtout le temps, et tout ce qui calme. Éviter d’agresser la zone, ne pas l’exfolier fort, laisser l’inflammation retomber. La niacinamide aide sur ce terrain.
Si des rougeurs persistent au-delà de plusieurs mois au même endroit, la question se pose autrement, et le diagnostic la tranche.
Ce qui agit sur les marques brunes
Deux chantiers en parallèle, et le second est celui qu’on néglige.
Freiner la production de pigment avec la vitamine C et la niacinamide, et disperser ce qui est déjà là avec le rétinol, un peeling ou le laser fractionné.
Empêcher que ça recommence. Sans protection solaire quotidienne, la marque que vous éclaircissez en hiver se recharge au premier printemps. C’est le geste qui décide du résultat, et c’est celui qu’on saute.
Ce qui agit sur les cicatrices
Il faut reconstruire du derme, ce qui sort du domaine des cosmétiques. Le laser fractionné crée des micro-colonnes de réparation entourées de peau intacte, et la réponse de régénération remplit progressivement le creux. Les sources de l’institut le mentionnent explicitement sur les cicatrices d’acné.
Cela prend une cure, et le résultat évolue sur plusieurs semaines après la dernière séance.
Le geste qui évite le plus de marques
Ne pas toucher. Presser un bouton enflammé prolonge l’inflammation, l’étend aux tissus voisins, et transforme régulièrement une marque de trois semaines en marque de six mois.