La question se pose rarement dans l’absolu. Dans la plupart des cas, la couleur de votre poil a déjà tranché à votre place.
Le critère qui décide en premier
Le laser cible la mélanine. Un poil blanc, roux ou très blond n’en contient pas assez pour chauffer, et aucun réglage n’y change rien.
Si vos poils sont dans ce cas, la question du laser ne se pose pas pour cette zone : la cire ou l’électrolyse sont les réponses.
Si vos poils sont foncés, les deux options s’ouvrent, et le reste devient arbitrable.
Ce que chacune fait au poil
La cire arrache le poil avec sa racine. Le bulbe reste en place et refabrique un poil, qui met quelques semaines à revenir. C’est un geste qu’on recommence indéfiniment.
Le laser détruit le bulbe. Ce qui est traité ne revient pas, et c’est pourquoi la cure a une fin, alors que la cire n’en a pas.
Ce que ça change dans le temps
Une cure laser demande de la patience : cinq à dix séances espacées de quatre à huit semaines, ce qui étale une zone complète sur environ un an. Puis c’est terminé, avec une pilosité résiduelle fine.
La cire donne un résultat le jour même et recommence toutes les quelques semaines, indéfiniment.
Les contraintes propres au laser
Elles se respectent, sinon la cure ne donne pas ce qu’elle devrait.
Ni cire ni pince entre les séances : arracher le poil retire au laser sa cible. Seul le rasage est autorisé, et il est même conseillé.
Pas de peau bronzée ni d’exposition récente sur la zone. C’est une contre-indication.
Et les autres contre-indications listées sur la fiche du soin : grossesse, médicaments photosensibilisants, infection cutanée ou plaie ouverte sur la zone.
Là où les deux se complètent
La cire couvre la période qui précède une cure, quand il faut arrêter la pince sans laisser la repousse s’installer. Elle couvre aussi les zones et les pilosités que le laser ne traite pas.
Le diagnostic établit ce qui relève de l’une, de l’autre, ou des deux.